COURS DCG · UE 9

Un équipement utilisé pendant plusieurs exercices ne doit pas être traité comme s’il était entièrement consommé le jour de son achat. L’amortissement traduit la consommation de ses avantages économiques. Ce cours de DCG UE 9 explique la méthode linéaire avec un tableau simple et les contrôles à effectuer.
1. Déterminer la base amortissable
La base amortissable correspond à la valeur brute de l’actif diminuée de sa valeur résiduelle lorsque celle-ci est significative et mesurable. La valeur résiduelle représente le montant attendu de la sortie de l’actif à la fin de son utilisation, diminué des coûts de sortie prévus.
Il faut d’abord déterminer correctement le coût d’entrée. Dans l’exemple qui suit, celui-ci est donné : on ne cherche donc pas à retraiter des frais accessoires ou une TVA particulière. L’amortissement étudié est comptable ; les règles fiscales éventuelles demandent une analyse distincte.
2. Choisir durée et mode
La durée se rapporte à l’utilisation prévue par l’entreprise. Le mode doit traduire le rythme de consommation des avantages économiques. Le linéaire répartit régulièrement la base amortissable ; il est utilisé lorsqu’un autre rythme n’est pas mieux identifiable.
Annuité complète linéaire = base amortissable / durée d’utilisation.
Le début de l’amortissement correspond au commencement de la consommation des avantages économiques, généralement à la mise en service. La date de facture ne suffit donc pas toujours à fixer le point de départ.
3. Exercice corrigé avec valeur résiduelle
Une machine fictive coûte 24 000 €. Elle est mise en service le 1er juillet N. Sa durée d’utilisation est de quatre ans et sa valeur résiduelle, supposée significative et mesurable, de 4 000 €. L’exercice clôture le 31 décembre et l’énoncé retient une convention mensuelle de prorata.
La base amortissable vaut 24 000 − 4 000 = 20 000 €. L’annuité complète vaut 20 000 / 4 = 5 000 €. Pour N, six mois sont consommés : 5 000 × 6 / 12 = 2 500 €.
| Exercice | Dotation | Amortissements cumulés | Valeur nette comptable |
|---|---|---|---|
| N | 2 500 € | 2 500 € | 21 500 € |
| N+1 | 5 000 € | 7 500 € | 16 500 € |
| N+2 | 5 000 € | 12 500 € | 11 500 € |
| N+3 | 5 000 € | 17 500 € | 6 500 € |
| N+4 | 2 500 € | 20 000 € | 4 000 € |
4. Comprendre le tableau
Quatre années d’utilisation peuvent concerner cinq exercices comptables lorsque la mise en service a lieu en cours d’année. La dernière annuité complète la première. La somme des dotations retrouve exactement la base amortissable de 20 000 €.
La valeur nette finale est de 4 000 €, et non de zéro, car le cas prévoit une valeur résiduelle. Ce tableau suppose qu’il n’existe ni dépréciation, ni cession anticipée, ni changement d’estimation pendant la période.
5. Dotation, paiement et dépréciation
La dotation diminue le résultat comptable sans provoquer à cette date un nouveau décaissement lié à l’achat de la machine. L’amortissement ne constitue donc pas une caisse dans laquelle l’entreprise met automatiquement de l’argent de côté.
Il se distingue de la dépréciation, qui répond à une perte de valeur constatée selon d’autres critères. Une révision de la durée ou de la valeur résiduelle peut modifier le plan de façon prospective ; on ne refait pas automatiquement toutes les années déjà closes.
Contrôles avant de rendre la copie
Vérifie la date de mise en service, la convention de prorata de l’énoncé, la base amortissable et le total des annuités. Précise enfin les hypothèses : elles expliquent pourquoi ton tableau comporte ces montants et ce nombre de lignes.
Pour approfondir : ANC — Plan comptable général.
